Programmation du Forum Saint Louis

Une place réservée aux piétons

Une réunion avec débats autour d’un thème

Un espace virtuel qui permet de discuter librement sur plusieurs sujets différents

Un espace de négociations et d’échanges sur un thème précis entre différents acteurs

 

Le Forum de la place St Louis fonctionnera du vendredi 26 septembre au vendredi 3 octobre, soir de la nuit blanche. Le 3RS en partenariat avec la ville de Metz et l’association Quartier St Louis organise la vie de ce forum sur toute la semaine. La programmation se veut à la fois festive, conviviale et culturelle. Plus qu’un simple point info, le Forum du 3RS est la rampe de mise en orbite de cette fameuse nuit blanche.

 

Le forum culinaire :

 

– La soupe de Mr Grunberg, notoriété du marché couvert. Ses soupes sont aussi bonnes et originales qu’il est agréable de l’écouter en parler. Tous les jours midi et soir, les soupes permettent au public de savourer l’entrée dans l’automne. (www.soupesasoups.com).

-Le thé, de « Goûthé », boutique de la Place Saint-Louis est xvideos servi dans les salons de rue, enclaves orientales sur roulette au nombre de trois. L’occasion de se réapproprier l’espace public le temps d’un thé.

-Le Caffè Klatsch, nom du bistrot 3RS et du breuvage phare de l’endroit, s’inspire du patois lorrain faisant référence aux réunions papotages autour d’un café arrosé à la Mirabelle !

 

 

Le Forum des artistes :

 

-Nano, ar(t)chitecte sonore du collectif 3RS, et Stephan Clor, contrebassiste strasbourgeois viennent répéter tous les jours à 11h en public avec leur nouvelle formation Na+CL-. C’est l’occasion de découvrir les coulisses du processus de création, souvent caché, le but étant de subvertir la relation à la représentation porno gratis publique. Le public peut interroger les artistes  sur leur démarche. Cette semaine se finira par un concert le jeudi 2 Octobre à 21h.

-Le crew Panimix, collectif strasbourgeois de musiciens, vidéastes et marmitons vient animer un apéro-mix le samedi 27 septembre à partir de 20h. Vidéos bien charpentées et mix en ciment forment les fondations de cet événement archi-extraordinaire. Panimix, c’est du béton ! (www.panimix.net)

– La peintre Mireille Rohr fait tous les soirs une performance dans le dispositif inventé par le 3RS. Il s’agit de projeter une peinture se faisant en direct sur les faces de la tour signal de l’installation  ar[t]chitecturale. (www.mireillerohr.com)

– Le mercredi 1er octobre, jour des enfants, Françoise Michel, conteuse vient à 16h enchanter nos bambins, qui une fois leur imaginaire conquis, peuvent se détendre en faisant un tour sur le manège juste à côté du Forum.

-Les crieurs publics, fameux agitateurs envoyés par l’association du quartier Saint-Louis viennent tous les deux jours lire en public les lettres laissées par la population dans la boite aux lettres prévue à cet effet.

– La Lucarne, troupe de théâtre de Metz, fait deux lectures sur le thème des surréalistes. …… (www.theatredelalucarne.fr)

– Enfin le 3RS tentent tous les soirs après 23h d’animer leur structure au travers de lumières dynamiques et de projection vidéo, façon de travailler sur le thème de la peau médias. Autrement dit, quand l’ar[t]chitecture devient vivante….

– L’ANPU – Agence nationale de psychanalyse urbaine – vous donne quelques conseils en audio pour que votre ville se sente bien…

-Michèle Schneider, artiste peintre, danseuse et jardinière présentera sa dernière invention ; Une performance sur le thème de sa dualité, entre sérigraphie et danse, le paysage de sa personnalité d’artiste atypique.

-The Folk’s Fireworks (Metz – Giant Meringue). Le projet solo de mr 2003 (Giant Metal) a réussi à s’échapper de son  sampleur et se produit désormais en live sous forme de quatuor

(Maxime F. : guitare, chant, mélodica / Louis W. : violon, chant, flûte, glockenspiel / Greg W. : Contrebasse / Patrick P. : laptop acoustique, cuillère, casiotone, mélodica).

-Système Son Tigre A.K.A Jarco Weiss & Fantôme Fesse (Metz / Shangai /  Plappevile) Système Son Tigre n’est pas la nouvelle marque de sono tuning à la  mode. Ces 3 dj’s mélangent scratch et sélections variés pour vous  faire rugir de plaisir, du rock indé à l’electro en passant par le hip-hop,

-L’association le pavé inaugurera la programmation du forum le samedi 27 sept de 16h à 21h avec Parade Tonnerre, une déambulation poétique par des artistes handicapés. Performance de plusieurs heures !

-« La photo sur un plateau de théâtre… figer des images pour en créer de nouvelles. Partir d’un esthétisme pour aller vers un autre et susciter une réaction, un sentiment ou juste faire rêver. Le spectacle c’est fait pour rêver non? » La photographe Soizic Lambin montrera ses photos dans le forum.

– C’est avec Studio-rom, son futur label, que T-One offrira mardi 30 toute la journée un voyage musical sans retour. Son imagination galopante et son goût pour l’authentique font de lui un chercheur musical, soucieux de captiver son public. (studio-rom.com)

 

Le Forum des citoyens :

 

– Le Comité de pilotage de la Nuit Blanche tient ses réunions dans le forum

 

– Mr P. Choulet, professeur en philosophie notamment en classe préparatoire des lycées Fustel de Coulanges et Kleber de Strasbourg fera une conférence sur le thème : « en quoi l’art peut-il être contemporain ? ». Lundi 29 sept à 20h30

 

-Papotages

 

Lundi 29 septembre 18h-20h

 

#Pompidou Metz, fer de lance#, ou en quoi les institutions culturelles sont susceptibles de dynamiser une ville ?

Intervenants envisagés :

– Antoine Fonte, Septième adjoint. Adjoint au Maire chargé à la Culture, Ville de Metz

– William Schuman, Conseiller délégué au Centre Pompidou-Metz, Ville de Metz

– Daniel Payot, Adjoint au Maire à l’Action culturelle, Ville de Strasbourg (sous réserve de confirmation)

– Laurent Lebon, Conservateur du Centre Pompidou-Metz

– Christian Debize, Directeur de l’ESAMM – Ecole supérieure d’art de Metz-Métropole

– Côme Ferrand-Cooper, Directeur des Trinitaires

– Béatrice Josse, Directrice du FRAC Lorraine

– Maryse Jeanguyot, Directrice du Centre d’art contemporain Faux Mouvement

– Un journaliste du Républicain Lorrain

– Jacques Fourres, librairie Géronimo.

 

Modérateur : Olivier Goetz

 

Jeudi 2 septembre 18h-20h

 

#la ville, terrain de jeu#, ou en quoi l’espace public est à considérer comme un lieu d’expression artistique

Intervenants envisagés :

– Jean-Pierre Grunfeld, architecte Paysages Possibles

– 3RS, collectif d’ar[t]chitecture

– Alto, Architecte-urbaniste

– Philippe Hubert, architecte, Ville de Metz

– Ludovic Bernardeau, Président de l’association de la Place Saint-Louis

– Nicolas Tochet, Président du Bœuf Nocturne, fédération de Musiques actuelles à Metz

– Philippe Forterytter, compositeur / Instrumentiste electro / Musicothérapie

– Samuel François, artiste plasticien

– Olivier Potozec, graffeur

– Leila Amel Drider, graffiteuse

-Thomas Scudéri

Les Français et l’économie solidaire

Le 19 octobre 2000 – L’économie solidaire, concept économique et social récompensé voici peu de temps par la création d’un Secrétariat d’Etat au sein du gouvernement dont l’écologiste Guy Hascoët a la charge, est méconnue du grand public. Pourtant, comme le révèle l’enquête réalisée par la Sofres pour Emmaüs et Le Pèlerin, elle correspond à des comportements que les Français se déclarent prêts à adopter.

L’économie solidaire est largement méconnue

Sans que l’on sache s’ils réagissent au concept, et donc à sa notoriété, ou à son contenu, les Français affichent une faible connaissance de l’économie solidaire. Seulement 20% d’entre eux déclarent en avoir entendu parler, contre 80%. On pourra arguer du fait que ce concept, apparu récemment sur la scène médiatique, notamment depuis la nomination de Guy Hascoët comme Secrétaire d’Etat du gouvernement de xvideos et redtube en charge de l’Economie Solidaire, peine logiquement à s’installer dans l’esprit des Français, et qu’il est question de temps. Mais on constatera que les sympathisants écologistes, dont les leaders sont porteurs depuis plus longtemps de ce concept, le connaissent aussi peu que l’ensemble des Français. Même les cadres supérieurs et les diplômés de l’enseignement supérieur, pourtant plus informés et attentifs à l’actualité politique, économique et sociale, ne sont que 34% à déclarer en avoir entendu parler, ces deux catégories étant celles dans laquelle la notoriété est la plus élevée.

Pourtant, une fois le concept défini et proposé aux enquêtés –  » on entend par économie solidaire une économie qui vise à réintroduire, dans le commerce, des valeurs et des principes respectueux de l’être humain. Les produits fabriqués peuvent donc être éventuellement plus chers, mais ils s’appuient sur des règles éthiques, sociales ou environnementales de production  » -, l’opinion se montre prête à contribuer au développement de l’économie solidaire par différents moyens.

Ainsi, lorsqu’on les interroge sur 5 actions qu’ils pourraient envisager de mettre en œuvre afin de contribuer au développement de l’économie solidaire, seuls 9% des enquêtés répondent  » aucune de celles-là « . Surtout, 44% se déclarent prêts à acheter des produits qui respectent les valeurs de l’économie solidaire, 40% à boycotter au contraire des produits ne respectant pas ces valeurs, et 39% à effectuer des dons en nature en faveur d’associations qui défendent l’économie solidaire. Le fait de donner du temps (31%) et, surtout, d’effectuer des dons financiers à des associations (12%), sont moins fréquemment envisagés.

Un engagement dont les modalités varient en fonction du capital culturel et financier

Si les critères politiques, d’âge et de sexe se montrent peu discriminants sur cette question (à l’exception des femmes qui se montrent plus aptes à donner du temps et effectuer des dons aux associations qu’elles qu’en soient les formes), les variables culturelles et socioprofessionnelles ont des effets majeurs. Ces deux dernières sont par ailleurs étroitement corrélées à la question du niveau de revenu et donc du pouvoir d’achat. On constate ainsi que l’achat de  » produits éthiques  » versus le boycott de produits ou d’entreprises non respectueuses de ces principes sont plus souvent envisagés par les cadres supérieurs et les diplômés du supérieur que par les ouvriers et les personnes sans diplômes. Derrière ces variables, on ne peut oublier le rôle joué par les moyens financiers. Car au delà de la question culturelle et de la sensibilité plus grande manifestées par les catégories aisées, la question de l’achat de produits éthiques n’est pas uniquement une affaire de choix ou de conception fondamentale de l’économie, à partir du moment où le prix des produits entre en ligne de compte. Les personnes disposant de faibles revenus ont de ce fait peu de choix, mais optent logiquement pour les produits le moins cher. Ce n’est qu’à prix égal que la variable  » éthique  » pourrait entrer en ligne de compte pour eux. Cela ne les interdit pas et videos xxx du mexique, bien au contraire, de faire preuve de générosité. Mais celle-ci se reporte, à la différence des cadres supérieurs, sur les dons en natures.

Les Français partagés sur le devenir de l’économie solidaire

Ces résultats confirment toutefois la montée en puissance de la demande d’éthique dans la fabrication de produits (qu’elle soit sociale ou environnementale), qui se concrétise notamment par l’augmentation de la consommation de produits labellisés. Mais sur le poids et la place qu’occuperont demain les principes de l’économie solidaire dans l’économie et les échanges en général, l’opinion se montre partagée. Si 48% des personnes interrogées jugent que  » le principe du respect de l’être humain prendra de plus en plus d’importance dans l’économie et les échanges  » dans les années à venir, 49% estiment au contraire que  » la recherche du prix le plus bas restera à la base de l’économie et des échanges « . Les plus optimistes à l’égard du poids grandissant des principes de l’économie solidaires sont les personnes âgées, alors que dans l’ensemble des autres catégories de la population, les réponses restent partagées. Seuls se démarquent les sympathisants du PC, 70% d’entre eux pronostiquant que la recherche du prix le plus bas perdurera dans les années à venir.

L’introduction de la variable  » prix des produits  » peut produire elle aussi ses effets. Et le pessimisme plus marqué des ouvriers et des sympathisants du PC correspondre à une vision pessimiste de l’évolution de la société tout autant qu’à une prise ne compte de la réalité du pouvoir d’achat pour certaines catégories de la population. Car si bon nombre de français envisagent d’acheter des produits labellisé  » économie solidaire « , le pouvoir d’achat reste un frein important tant que ces produits ont un prix de vente plus élevé. Analyse prospective des rapports de force et réalisme se rejoindraient donc pour produire un jugement contrasté, qui concerne d’ailleurs les différentes strates de la population et non pas les seules catégories populaires, les diplômés de l’enseignement supérieur étant les plus pessimistes sur les chances de succès des principes de l’économie solidaire.